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Les fricassées -tuer le cochon-

2 May 2019

 

Par une journée d'hiver se déroulait la « cérémonie » qui constituait à tuer le cochon.

Préparer les cochonnailles relevait d'un savoir-faire que ne possédait pas nos parents et on devait faire appel à un spécialiste, Monsieur Frécenon descendait donc du plateau ardéchois pour diriger les opérations. Je ne vais pas m'étendre sur le rituel qui consistait à saigner le cochon, d'ailleurs, nous les gamines n'avions pas le droit d'y assister. Par contre si ce n'était pas jour de classe nous étions heureuses d'assister à toutes les étapes de la préparation, tout d'abord le boudin et ensuite le tri de la viande pour la répartir en fonction des différents usages, salaisons, saucisses, pâtés et grattons que la maman mettait en bocaux. En fin de journée, la maman choisissait des morceaux à porter chez les voisins, et nous les petites étions chargées de la distribution des fricassées ; les boites en plastique n'existant pas, la maman déposait sur une assiette différents morceaux qu'elle recouvrait ensuite d'un torchon.

Ce qui nous plaisait bien, c'était de revenir de ces quelques maisons avec un bonbon, car, le moins que l'on puisse dire, c'est que chez nous l'accès à la bonbonnière était très réglementé…

Quand à leur tour, les voisins tueraient le cochon, ils nous apporteraient à leur tour une assiette garnie, et nous pourrions à nouveau déguster des cochonnailles fraîches. 

L'habitude de distribution de fricassées a disparu avec l'arrivée des congélateurs. De plus, dans mon village, il y a longtemps que personne ne tue plus le cochon, et que tout le monde achète boudins et saucisses au supermarché… Certes la qualité n'est plus forcément au rendez-vous, on s'en contente, car, que voulez-vous, autre temps, autre mœurs !

 

 

 

Il venait de la montagne

Avec ses couteaux aiguisés

Nous les gens de la campagne

Distribuerions des fricassées

 

Il fallait tuer le cochon

Et par une journée d'hiver

Arrivait monsieur Frécenon

On lui offrait d'abord un verre

 

Puis il accomplissait sa tâche

Il remplissait plein de boyaux

Presque sans moment de relâche

Juste pour boire un tord boyaux

 

Des boudins et des saucissons

D'une très grande qualité

Puis maman ferait des grattons

Ainsi qu’un délicieux pâté

 

Elle préparerait des assiettes

Pour distribuer aux voisins

Il ne fallait pas perdre miette.

Le roi était notre cousin

 

Car nous étions vraiment très fières

D'offrir un si chouette présent

Si fières, que ces choses d'hier

J'en blablate encore aujourd'hui !

 

 

 

 

                                              

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