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Les crimes de la maman...

11 Apr 2019

 

De nos jours, certains qui ne sont pas paysans achètent pour agrémenter le jardin, quatre poules et un joli poulailler où les poules finiront gentiment leur vie sans être menacées par une mort violente  et là je vais dire aux âmes sensibles d'arrêter de lire : chez nous les poules on les mangeait et c'était la maman qui les zigouillait... Notre mère n'était pas une petite nature, elle faisait subir le même sort aux lapins et aux petits des chèvres, qu'elle ne souhaitait pas garder. Parfois, le tonton Georges apportait des anguilles vivantes pêchées dans le Rhône, prestement, la maman les estourbissait en frappant d'un bon coup la tête des anguilles sur les escaliers de pierre du perron.  De tels procédés relevaient de la barbarie ? Et alors il fallait bien manger ! À l'époque il ne venait à personne l'idée de se nourrir de petites graines, le tofu, le quinoa nous ne connaissions pas. 

Attention, seconde mise en garde, s'il reste encore une âme sensible qui me lit, n'allez pas plus loin, sinon vous allez pleurer !

Quand le chat de la maison était une chatte se posait invariablement le problème des chats en surnombre.  Les donner ? A qui ? À la campagne tout le monde avait au moins un chat pour se protéger de l'envahissement des souris et personne ne désirait d'autres petits chats ; alors la maman optait pour une solution radicale, elle mettait les petits chats dans un sac en jute lesté d'une grosse pierre et allait jusqu'au Rhône pour les noyer. D'ailleurs nous on ne disait pas le « petit chat est mort », on disait le « chat a crevé », on ne pleurait pas, on se contentait de le remplacer...

Pour racheter la mauvaise impression produite par mon récit je précise qu'avec mes sœurs nous n'avons jamais commis le moindre meurtre animalier, notre mère ne nous a pas transmis cette capacité, et l’idée de porter un coup de couteau mortel à ces pauvres petites bêtes nous fendaient le cœur;  mais ces pratiques, dans sa montagne ardéchoise, la maman avait dû les apprendre, c'était ça la vie de là-haut en ces temps-là.

Et puis… Est-ce qu'aujourd'hui les élevages en batterie et les abattoirs industriels rendent les animaux moins misérables ? Pas sûr... Et à tous ceux qui me disent, pauvres bêtes, jadis les gens étaient vraiment insensibles, j'aimerais vérifier leurs assiettes. Comment pensent-ils que leur burger ou leur poulet frit sont arrivés jusqu'à eux ? Seulement bien sûr, de nos jours, on ne voit plus que le produit fini...  

 

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