Posts à l'affiche

I'm busy working on my blog posts. Watch this space!

Please reload

Posts Récents

Les travaux agricoles

8 Apr 2019

On ne pouvait considérer comme un travail agricole, le fait que, munies d’un panier nous allions ramasser les œufs car cette tâche-là relevait de la récréation ; aller en champ garder les chèvres n’était pas trop pénible non plus. Mais il nous était parfois demandé des taches plus rudes, qui étaient vraiment une corvée. Avant la rentrée des classes en octobre on devait nous aussi participer aux vendanges. Comme nous trouvions longues ces rangées, où nous remplissions nos paniers, pour ensuite les porter à la benne. Le meilleur moment de la journée était l’heure du casse-croûte, quand les vendangeurs se rassemblaient pour le partager. 

Donc, pour nous, les vendanges n’avaient rien d’une partie de plaisir, alors, quand dans le bulletin municipal du club des seniors je lis qu’une sortie vendange à trente euros est proposée, il ne me vient pas à l 'idée de m’y inscrire… Payer pour vendanger, cela me paraît totalement incongru ; certes il y a au programme un repas campagnard, mais cela ne suffit pas à me rendre ce programme sympathique. 

 

Une autre corvée consistait à aller ramasser les bois de pêchers, qu’à l’entrée de l’hiver le papa avait coupé ; nous devions ramasser les branches jonchant le sol pour aller les entasser au bout du rang. Parfois aussi nous devions participer à la cueillette des cerises. Seuls nos parents montaient en haut de l’échelle, nous, les filles, nous n’avions le droit de ne monter que deux ou trois marches. Munies d’un sac en toile porté en bandoulière, les « sacquettes », nous allions vider la nôtre dans des caissettes en bois, quand elle commençait à devenir un peu lourde. Nous étions dépitées de voir que les « sacquettes » des parents se remplissaient beaucoup plus vite que les nôtres. Il nous arrivait aussi de nous faire belles en nous accrochant deux cerises aux oreilles. 

 

 

Mais la pire des corvées était la cueillette des fraises ; heureusement, la petitesse du carré qui leur était réservé nous évitait de passer la journée pliée en deux pour les cueillir. Parfois encore, l’hiver, le papa nous installait à la cave devant un tas de pommes de terre, et notre tâche consistait à les dégermer, assises sur un petit tabouret ; nous ne trouvions pas ce travail pénible, juste un peu monotone.

 Ce n’était pas non plus les travaux forcés car nous y passions un nombre d’heures somme toute modeste, il était cependant inconcevable que des enfants de paysans, passent leur temps sans rien faire d'autre que jouer.

Mais heureusement, comme cela avait été le cas pour nos parents, aucun enfant ne manquait l’école pour participer aux travaux des champs.

 

Pas vraiment travaux forcés

Mais bien un peu dur quand même

De porter bois de pêchers

Pas de quoi en faire poème

 

Mais que vais-je raconter

Se courber devant la vigne

Remplir nos petits paniers

Était-ce tâche bénigne

 

Tout comme ôter les yeux

De tant de pommes de terre

Très monotone, tudieu !

Cette tâche journalière

 

On est tant d'années plus tard

 Je suis très incorrigible

 Raconter ces avatars

Je trouve ça très crédible

 

Sans qu'on me croit radoteuse

Se livrer à la paresse

Et n'être pas pleurnicheuse

Encore moins  pécheresse

 

C'était ça l'éducation

Il fallait filer très droit

Dans chaque situation

Sans revendiquer des droits

 

Et pourtant j'ai survécu

Me reste des souvenirs

De ce très lointain vécu

Please reload

October 11, 2019

September 16, 2019

September 4, 2019

June 24, 2019

Please reload

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now