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Bilinguisme

21 Mar 2019

 Cela aurait été chouette dans mon adolescence d'apprendre l'anglais et d 'aller en Angleterre pour un séjour linguistique, mais, ce n'était envisageable que pour des jeunes de milieu privilégié. Cela aurait aussi été chouette de passer le bac et de faire des études supérieures, mais, les parents ne voyaient pas l'intérêt de grandes études pour des filles destinées à se marier ; un brevet élémentaire et un modeste monitorat d'enseignement ménager étaient bien suffisant.

Les seuls enfants bilingues dans le village, bilingues français-patois, le devait au fait d'avoir des grands parents à la maison, ce qui n'était pas notre cas. Mais nos parents eux, étaient bilingues, cela dit, le patois n'était pas si pratique car, à quelques kilomètres de distance l'on se comprenait tout juste, et le patois de nos deux parents divergeaient, il existait de grandes différences entre le dialecte de la vallée du Rhône ardéchoise et celui du haut Vivarais. Nous les filles quand nous arrivions chez pépé de là-haut, nous avions le sentiment d'arriver en pays étranger ; notre mère parlait ce langage que nous ne comprenions pas avec son père et les voisins, ce qui était très embêtant pour des petites filles, tous les enfants sont curieux et aiment bien entendre ce que disent les adultes.

Nos parents dans leur enfance parlaient patois et l'on nous a raconté plusieurs fois une anecdote sur la réflexion de notre père enfant, alors qu'il devait dormir chez une riche cousine de sa mère dans un bel appartement lyonnais. Ce petit garçon avait manifesté son mécontentement dans un patois que je suis incapable de transcrire « je veux pas dormir dans cette maison elle est pas bien belle », ce qui ne manquait pas de sel, car, à n'en pas douter dans cette demeure, régnait un certain luxe bien loin de la rusticité dans laquelle grandissait notre père.

Mon propos n'est pas de porter un jugement sur les revendications en matière de langues régionales, libre à chacun de connaître, ou pas la langue de ses ancêtres, pour ma part, je ne regrette pas de n'avoir jamais appris le patois local, je regrette plutôt de n'avoir jamais appris l'anglais. J'ai fait quelques tentatives au fil des décennies, mais ma fainéantise a fait que je n'ai guère montré de persévérance, donc, je suis hélas monolingue et je fais avec !

 

Il y a tout plein de langues

Qui résonnent dans le monde

Des chuchotis, des harangues

Têtes brunes, têtes blondes

 

Dans mon petit coin de France

Il y avait des patois

Avec tant de nuances

Que même à quelques bois

 

On se comprenait tout juste

Et, dans ce haut Vivarais

Même un petit peu fruste

Il y avait intérêt

 

Pour nous jeunes gamines

D'ouvrir grand les écoutilles

Pour entendre les voisines

Parler de choses de filles

 

Ce que disait les mamans

C'était pour nous de l'hébreu

Nous on aimait les cancans !

Ce patois de nos aïeux

 

Je ne suis pas très triste

De n'en comprendre aucun mot

Juste un peu triste

D'ignorer cent mille mots

 

Qui résonnent sur la planète

Je ne suis pas très savante

De ne pas comprendre miette

De tous ces mots qui se chantent

 

Un còp que sabió pas que faire, que gitave mas vachas, montèro amb un arbre, copèro una brancha. E d’aquela brancha, ne’n faguèro un fiolòu.

Un moment où je ne savais pas que faire, où je gardais mes vaches, je suis monté sur un arbre, j’ai coupé une branche. Et de cette cette branche, j’en ai fait un sifflet

 

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