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Rébellion...

11 Mar 2019

Quand vers quatorze ans je cessais de croire qu'un jour j'irai au paradis rejoindre le père, le fils, le Saint Esprit et tous les saints, les cérémonies religieuses qui m'étaient imposées me devinrent alors insupportables, et je n'eus qu'une idée m'y soustraire.

 Au pensionnat, nous n'avions aucune possibilité d'être dispensées de la corvée chapelle, les réfractaires utilisaient quelques expédients pour passer agréablement le temps, par exemple, glisser un roman d'amour dans le missel, sous forme de fascicule comme il en existait à l'époque. Pour échapper à la vigilance des religieuses, il fallait se positionner au bout d'un rang, côté mur. Mais j'eus aussi recours à des méthodes plus radicales.

Notre dortoir était cloisonné par des panneaux de contreplaqué, ce qui ne permettait pas à la sœur chargée du dortoir d'avoir une vue d'ensemble sur tous les lits, mais, ce ne devait pas être un problème car nous étions censées être des filles obéissantes...  

Eh bien, obéissante je ne l'étais pas toujours !  J'avais trouvé une combine pour échapper parfois à la corvée messe. A l'heure où toutes les filles, foulard sur la tête, car, en ce temps-là, on ne rentrait pas tête nue dans la maison du Seigneur, se rendaient à la chapelle, je me glissais sous mon lit, jusqu'à ce que le dortoir fut vidé de ses occupantes. Je m'installais alors sur le lit avec un bouquin et passais ainsi le temps plus agréablement qu'à l'office religieux. Mais un jour, je fus gros Jean comme devant, car, la sœur surveillante, malade, ne quitta pas son lit, il m'était impossible de bouger sans attirer son attention, et je dus passer sous le lit toute l'heure que dura la messe !

Je me rendis aussi coupable d'un acte de rébellion moins discret, un jour de mercredi des Cendres, lors de cette cérémonie, toute l'assemblée se rendait à la table de communion afin que le prêtre fit à chacune une croix sur le front, afin qu'elle reçut les cendres. On était une rebelle ou on ne l'était pas, je décidai de me refuser à ce qui n'était pour moi que simagrées et de ne pas bouger de ma place. Bien évidemment, un peu plus tard, je fus appelée dans l'antre de la très crainte mère Johanna, la supérieure, pour y subir un sermonnage en règle.

Chez nos parents, la messe du dimanche n'était pas en option, nous étions très catholiques et, de plus, qu'auraient dit les gens si l'une des filles de notre respectable famille s'était abstenue du rituel hebdomadaire.

Je ne dus qu'à mon mariage à vingt ans, d'échapper à cette cérémonie où je m'ennuyais comme un rat mort.

Dans mon lointain jeune temps, je me dis que l'autorité des parents sur les jeunes gens était vraiment excessive, mais je me dis qu’aujourd’hui, du moins dans certaines familles, en matière d'autorité c'est vraiment trop peu !

Il est où le juste milieu ? Allez savoir !

 

 

Petite fille très chrétienne

J'ai appris les valeurs pérennes

Qui conduiraient au paradis

Quand viendrait la fin de ma vie

 

Mais un jour, me croyant rebelle

Je voulus fuir la chapelle

C'était pourtant bien gentillet

Je vous en fiche mon billet

 

 

Père et mère veillaient au grain

N'en déplaise aux esprits chagrins

Il existait mille péchés

Mais nous étions très préservées

 

Alors, quand arrivait confesse

Nous, les filles peu pécheresses

Devions vraiment beaucoup chercher

Pour avouer quelques péchés

 

Peut-être que, dans d'autres lieux

D'autres étaient moins près de Dieu

Et se montraient vraiment rebelles

Assez fortes pour en faire de belles

 

Mais, je ne vais pas concourir

Car ce serait beaucoup mentir

Au titre de l'adolescente

La pire des années cinquante

 

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