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La TSF

11 Feb 2019

 

Dans la pièce à vivre de toutes les maisons trônait un imposant poste de radio. Je rêvais de toutes ces villes lointaines inscrites sur le poste, alors accessibles qu’aux gens très fortunés qui seuls avaient la possibilité d 'acheter un billet d'avion.

Je ne comprenais pas pourquoi, dans notre cuisine, on pouvait entendre parler des gens qui se trouvaient à Paris ou encore plus loin, à Londres par exemple ; je pense au couronnement religieusement suivi de la toute jeune reine d’Angleterre. Les grandes ondes, les petites ondes, c’était joli comme mot, mais nous, on n’en comprenait pas le sens, pour écouter, n 'est-ce pas, il n’était pas nécessaire d’être très savantes.

Nous aimions bien entendre des chansons ; pendant un moment, ma chanson favorite fut « les roses blanches » chantée par Berthe Sylva, j’étais très émue à la pensée de cette petite fille qui allait porter des roses blanches à sa maman disparue qui les aimait tant.

 

Le soir, après le souper, toute la famille prenait place autour du poste pour écouter d’intéressantes émissions comme les aventures de la famille Duraton, l’élection de la reine d’un jour, choisie dans une brochette de jeunes filles méritantes, du genre, plus de maman et quatre ou cinq petits frères et sœurs à élever.

Nous suivions aussi avec beaucoup d'intérêt des feuilletons, et en écoutant « quitte ou double », nous étions presqu'aussi angoissés que le candidat quand il devait répondre à la fatidique question : s'il répondait double et ne donnait pas la réponse, il perdait tout, ce qui était vraiment tragique...

On écoutait aussi l 'ancêtre de la Star académie et de The Voice, le radio crochet. Je pense qu'au niveau technique les chanteurs amateurs étaient loin de ceux des candidats d’aujourd’hui, mais qu'importe, pour nos oreilles peu entraînées à écouter de la musique ils chantaient très bien.

A la fin des années cinquante, le poste de radio fut délaissé dans les soirées, car nos parents avaient acheté un poste de télévision, mais, ça, c’est une autre histoire.

 

 

 

 

Sur le cadran, toutes ces villes

Vues dans mon livre de géo

Même sans habiter en ville

Nous évoquaient pays si beaux

 

Monte Carlo, Londres, Berlin

Jolis rêves pour la gamine

Qui n'est jamais allée plus lointain

Que St Etienne pays de mine

 

Mais où peuvent-ils se cacher ?

Les messieurs dames dans le poste

Les filles des radios crochets

Parfois demoiselles des postes

 

L'accordéon de Verchuren

Résonnait le dimanche matin

Le couronnement de la reine

Nous évoquait tant de satin

 

On savait que la belle dame

Porterait plein de pierreries

Que serait brandi l'oriflamme

Où brilleraient ses armoiries

 

Pour la très jeune midinette

Il n'y eût pas plus belle histoire

Et même les livres de fillettes

Ne racontaient pas tant de gloire

 

En ce temps tellement lointain

Qui eût cru que de ces radios

Résonnant du soir au matin

Pour toujours se tairaient les mots

 

Et que même ceux de mon âge

 Se serviraient de trucs en phone

Tout en faisant de beaux voyages

Pékin, Manille où Lisbonne

 

 

 

 

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