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Touche pas mon kiki !


J'étais une petite fille coquette et, la simplicité de nos vêtements permettait rarement que je me trouve très jolie en me pavanant devant un miroir, alors, le moindre attribut susceptible de m'embellir était pain béni. C'était le cas avec le gros nœud blanc qui, le dimanche, parachevait notre coiffure, nous appelions cet ornement un kiki.

Un jour, dans le village du haut Vivarais où habitaient nos grands-parents, une voisine avait commis une forfaiture, elle avait osé poser ses doigts sur ce beau kiki dont j'étais si fière ; cela avait entraîné mon courroux et, d'un ton péremptoire, je lui avais lancé : « touche pas mon kiki »


Si cette anecdote reste présente à mon esprit, près de 70 ans plus tard, c'est qu'elle fut l'objet de maints rappels de la part de l'auteure du forfait, jusqu'à mes quinze ans ou presque elle me rappela combien elle m'avait offensée en citant ma phrase de bambinette : « touche pas mon kiki » !

Quand un très joli nœud blanc

Décorait ma chevelure

Quand du haut de mes cinq ans

C'était une forfaiture

Que d'y poser un seul doigt

Quand mon courroux de gamine

Emportée par son émoi

Me donnait très triste mine

Telle la reine d’Angleterre

Qui serait très offensée

Qu'un insolent de ses terres

Eut seulement la pensée

De commettre le sacrilège

De toucher à sa couronne

S’octroyant pour privilège

D'offenser cette madone

Ce beau nœud de satin blanc

La plus belle des parures

Au temps où j'étais enfant

Orna parfois ma coiffure

Solange écrit(s) !

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