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De si grandes hontes...

8 Nov 2018

 

A la fin de l’année scolaire, comme dans toutes les écoles, les enfants de l’école libre préparaient un spectacle. Nos maîtresses, sœur Marie Johannes et sœur Brigitte, ne disposant que de très peu d’argent, il n’était pas question d’investir dans des costumes, du papier crépon, suffisait.

La salle communale n’existait pas, alors le garagiste du village mettait à disposition son garage, où il avait fait place nette. Le jour de la représentation, les parents endimanchés prenaient place sur les chaises, et nos cœurs d’enfants battaient à la perspective de paraître devant ce qui nous paraissait être une foule.

Normalement les parents n’avaient d ' yeux que pour leurs enfants et en étaient très fiers, mais, ce jour-là, mes parents ne durent pas être fiers de moi, car, je ne sais pas par quelle action, je déclenchai l’hilarité générale. Comme il ne s’agissait pas d’un spectacle comique et que personne n’était censé rire, je fus envahie par un immense sentiment de honte.

Il y eut d’autres spectacles, mais je ne fus plus jamais une actrice comique involontaire.

 

 

Autre honte

Ce dimanche-là, comme tous les dimanches, les habitants du village revêtaient leurs plus beaux habits pour aller à la messe ; toutes les dames portaient un chapeau ou un foulard, car il était impensable de se présenter tête nue dans la maison de Dieu. Une parenthèse, pour dire qu’il m’est arrivé ces dernières années, de voir, lors des mariages, des mariées en robe bustier, découvrant la peau nue de leurs épaules, alors qu’en ce temps lointains un corsage sans manche aurait déclenché l’ire du curé. Seulement des manches courtes presque jusqu’au coude étaient tolérées. Un hibernatus revenu à la vie après 60 ans d’hibernation, frémirait d’horreur en entrant dans une église actuelle, il frémirait en voyant les hommes et les femmes même pas séparés. Avant que le froid n’eut pour lui arrêter le temps, les femmes s’alignaient d’un côté et, les hommes de l’autre, les enfants prenaient place au premier rang.

 Au moment de la communion, tous ceux qui le souhaitaient et avaient été lavés de leurs péchés par un passage dans le confessionnal, se présentaient à la table de communion pour recevoir l’hostie que le prêtre posait directement sur la langue ; cette hostie, il fallait l’avaler, la mâchouiller eut été un sacrilège.

Les enfants, jusqu'à l’âge de leur première communion, vers sept, huit ans, l’âge de raison, n’avaient pas le droit d’aller communier.

Mais ce dimanche-là fut aussi pour moi, un jour de grande honte : je voulus moi aussi, alors que je n’avais pas fait ma première communion, me présenter à la table de communion, c’est alors que sœur Marie Johannes, qui était aussi ma maîtresse, vint devant tout le monde me saisir par l’épaule pour me reconduire à ma place et ainsi éviter un sacrilège…

Mais cette envie d’aller communier a disparu avec l’adolescence et sœur Marie Johannes aurait peut-être dû me laisser prendre un peu d’avance ! 

 

 

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