Posts à l'affiche

I'm busy working on my blog posts. Watch this space!

Please reload

Posts Récents

Quand fut venu le temps des échancrures -il faut souffrir pour être belle...

19 Jun 2018

 

Quand par-dessus les moulins, elles avaient jeté leurs corsets, pas une ne versa une larme sur ce fauteur de pâmoisons. Elles pensaient en même temps expédier aux oubliettes ce diktat : il faut souffrir pour être belle.

Il leur resta encore quelques tortures raffinées: des permanentes surchauffantes, des teintures contraignantes et parfois consternantes, mais, au fil des ans, les permanentes disparurent, les bigoudis aussi, ce qui allégea les séances chez le coiffeur.

Si en ce qui concerne le haut, tout devint donc pour le mieux, en ce qui concerne le bas, qu’en dévoilant l’on se dû d’embellir, on se mit à raser –je parle des gambettes. Ça poussait vite, ça poussait raide, l’on tartina avec des produits mangeurs de poils, ça repoussait encore trop vite! Et l’on arracha, alléluia. Las, le poil de son bulbe vivement extirpé perdu par ce traitement beaucoup de sa superbe. Les victimes de cet envahisseur marquèrent un point, amère victoire, car elles durent en contrepartie sortir de la naphtaline la phrase de leur grande mère: il faut souffrir pour être belle !  La souffrance ne fut pas exagérée pour celles qui comme moi pouvaient se limiter à la demie jambe, elle se corsa pour les malchanceuses qu’un foisonnant système pileux contraignit à une intervention sur toute la jambe…

Il semblait que l’on dut s’en tenir là, mais les maillots, déjà considérablement rétrécis au fil des ans, dans les années 80 se creusèrent par-dessus la jambe et une épilation du troisième type devint une nécessité: l’épilation « maillot ». 

La peau si délicate de cette partie du corps ne permettait pas l’allégresse pendant le déroulement de l’opération. Dans ces moments douloureux, beaucoup rêvaient sans oser l’avouer, aux maillots jupes des pin-up des années cinquante. 

Les filles sublimes des magazines, emmaillotées de peu, les rendaient envieuses de jambes de gazelles ; un maillot sur la cuisse haut perché ne donnait-il pas aux plus courtaudes d’entre nous une ligne presque élancée ?

 

 

Aussi, quand l’été amenait ses bagages, ses feuillages, ses orages, ses mirages et ses essayages, dans le secret d’une cabine, seule face à sa disgrâce, il fallait décider de l’inévitable : que de cette échancrure vite l’on ôtât cette pilosité que nul ne saurait voir !!

 

Depuis ce temps, d’autres modes sont apparues pour réactiver le vieil adage : il faut souffrir........

L’épilation intégrale, les tatouages, mais mon âge avancé m’évite la tentation de recourir à ces nouvelles méthodes d’embellissement. Ouf…

 

 

 

Please reload

October 11, 2019

September 16, 2019

September 4, 2019

June 24, 2019

Please reload

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now