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Coiffure à la lionne (mes années 80)

6 Mar 2018

Toute ma vie j’ai dû m’accommoder de mes cheveux filasses incompatibles avec les coiffures vues dans les magazines. J’arrivais chez le coiffeur avec mon découpage dudit magazine et repartais consternée parce que ma coiffure ne ressemblait pas au modèle. Pas complètement naïve, je me doutais bien que pour les mannequins-coiffure on n’embauchait pas des filles aux cheveux filasses !

Régulièrement j’optais pour une nouvelle tentative, non, ce n’était pas possible, je ne riais pas de ne pas me voir si belle en ce miroir et filais chez le coiffeur pour une nouvelle transformation…comme tous les six mois.

Le pire a été mes tentatives dans les années 80 ; des filles sublimes devaient beaucoup à leur chevelure, d accord, elles étaient super bien foutues aussi, mais, à mon avis, sans leur superbe chevelure elles auraient été un peu plus ternes, comme c’était le cas, par exemple, pour une beauté de l’époque, Farrah Fawcett. 

Justement, une copine avait essayé un nouveau salon et elle en était ressortie belle comme une image, enfin presque.

Ma documentation vivement compulsée, magazines, catalogues, j’ai extrait la photo d’une radieuse beauté coiffée à la lionne, très tendance en ce temps-là. J’étais convaincue qu’une telle coiffure donnerait du peps à mon visage aux traits un peu tombants. Décision fut prise prestement, à défaut de l’être mûrement et quelques heures plus tard, je franchissais le seuil de ce lieu d’où je ressortirais non pas, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, mais carrément une autre.

 

 

 

L’homme de l’art, sur mon cas pieusement penché, se déclara d’accord pour le modèle proposé : « votre visage est un peu triste, et vos cheveux aplatis ne le mettent guère en valeur, mais nous allons y remédier ; d’abord du volume, il faut soulever, alléger.....ce résultat va être obtenu par une coupe dégradée et une permanente, indispensable la permanente, car vos cheveux sont trop mous. Et dans quinze jours, vous reviendrez et nous vous ferons un balayage pour les illuminer, leur donner un peu de soleil. »

 

A cet instant, le coiffeur était le héros qui allait me sauver de mon naufrage capillaire et pleine d’espoir je m’abandonnais à ses mains expertes, puis à celles d’une autre coiffeuse qui me posa les bigoudis. Enfin après un passage sous la lampe à infra-rouge, présente chez tous les coiffeurs à l’époque, arriva le moment de la révélation de la métamorphose : ça avait marché, ça frisait, ça frisait même un peu trop ! Timidement, je me risquais à en faire la remarque, une réponse péremptoire stoppa mes velléités iconoclastes : « mais madame avec vos cheveux sans ressort la permanente doit être soutenue » !

Et l’homme de l’art, s’emparant d’un peigne à dents larges, ébouriffa, comme à la lionne peut-être, mais une lionne à qui on aurait mis des bigoudis ! (1)

 

 

 

Une personne courageuse aurait signifié haut et fort son mécontentement, je ne me distinguais pas par mon courage, alors je payais et sorti en remballant mes illusions perdues. Le miroir de ma salle de bain ne se montra pas plus indulgent et me renvoya l’image d’une lionne transformée en mouton, qui aurait voulu être souris pour passer inaperçue !

Devant ce désastre je me précipitai sous la douche, le séchoir souffla, la brosse tira et à la fin de l’opération il y eut.....euh! pas grand-chose !

Dur, dur de payer aussi cher pour un tel résultat ! Promis, juré, on ne m’y reprendrai plus !

Mais, au fond de moi, une petite voix ricanante se gaussait de mon inébranlable résolution :

 

Hi! hi! c’est promis, c’est juré

tu le disais il y a vingt ans

tous les six mois tu changes de tête

et tous les six mois tu dis ça

t’as toujours pas compris

transformer la queue du rat

en superbe queue de cheval

y que la fée qui peut ça

transformer un épagneul

en un lion  rugissant

y  que la fée qui peut ça

 

Trente ans ont passé, je me suis un peu calmée, pas tout à fait, je montre régulièrement au coiffeur un modèle de coiffure boule, il y parvient presque grâce à un brushing, mais la mini boule obtenue ne résiste pas au moindre coup de vent ; je vais finir par m’y faire, il était temps : avec mes cheveux filasses ce ne sera jamais pareil que la dame sur la photo…

 

 

(1) Je sais, les lionnes n'ont pas de crinière, mais dans les années 80 cela n'offusquait personne de désigner cette coiffure bouffante de "coiffure à la lionne"

 

 

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