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En champ –mes « vacances » en Ardèche

27 Feb 2018

 

Notre mère estimait que nous n'avions pas besoin d’aller en colonie de vacances, car, en gardant les chèvres, nous prenions tout aussi bien l’air.

Pourtant, je rêvais de colonies au bord de la mer, où je pourrais faire des châteaux de sable et sauter dans les vagues en compagnie d’autres enfants…C'était d’autant plus regrettable, que par le chemin de fer où travaillait aussi notre père, les séjours auraient été d’un coût très abordable.

Donc, pendant toutes les vacances scolaires, ma sœur Christiane et moi, nous allions  « en champ » les chèvres.

La maman aimait bien nous envoyer au bord du Rhône, car, le manger pour les chèvres y était abondant, mais nous, ce lieu infesté de moustiques ne nous plaisait pas du tout, nous préférions aller à « la montagne » qui convenait davantage à nos jeux.

 

Nous aimions particulièrement, aller aux Rochins, un endroit aride où pullulaient les rochers, pour nous c’était un lieu idéal, mais, du fait de son aridité, moins idéal pour les chèvres. On enterrait parfois dans un creux de rocher, le petit oiseau mort que nous avions trouvé, nous décorions la sépulture d’une croix faite avec deux petits bouts de bois ainsi que de fleurs. Pour jouer à la marchande les « Rochins » c’était aussi très bien, on y trouvait des plantes grasses en forme de petits choux, marchandise parfaite à disposer sur le comptoir, un rocher bien sûr. D'autre lieux de la « montagne » nous plaisaient bien, le Rivoire et son grand rocher plat, le creux des fées, Marcet ce n’était pas mal aussi, car un petit ruisseau nous permettait de construire un barrage.

 

Mais notre coin favori restait la cascade, ce que ne comprenait pas la maman, quel agrément pouvions-nous trouver dans ce trou dépourvu de la moindre vue ? Il n’y avait certes pas de vue, mais comme c’était beau tous ces rochers où du haut d’une falaise l'eau tombait dans un petit lac dans un jaillissement d écumes ! Comme il était bon de barboter dans ce petit lac et de nous allonger ensuite sur un joli rocher plat !  

Nous ne faisions pas que jouer, sous la férule de la maman, nous emportions un ouvrage, du genre porte-serviette à broder au point de tige ou au point de chaînettes, mais, bien sûr, j’emportais aussi de la lecture, très souvent piquée dans l’armoire de la grange où se trouvait les livres brochés de la mémé décédée. Je m’évadais dans ces belles histoires où une belle jeune fille pauvre finissait par épouser le prince charmant, beau et riche.

 

Parfois, il nous arrivait de perdre les chèvres tant nous étions occupées, et de devoir rentrer à la maison sans les chèvres, très inquiète à la perspective de la dégelée que nous allions prendre.

 

Aller en champ, pendant les vacances scolaires et les congés, cela ne s’arrêta qu’au moment de notre mariage, à 23 ans pour Christiane et à 20 ans pour moi car, nous à cet âge, on obéissait encore aux parents.

 

 

 

Nous étions des petites bergères

Les six chèvres de notre mère

Nous emmenions broûter les feuilles

Sur la montagne du chèvrefeuille

Exhalait l'envoûtante odeur

Jamais ne fut plus belle senteur

Parfois sur un arbre perché

Ou bondissant sur les rochers

Je me sentais toute légère

Avançant dans les fougères

Ou peut-être dans les genêts

Cueillant des fleurs pour un bouquet

Primevères, violettes au printemps

Jour de soleil très éclatant

 

 

 

 

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