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Le pensionnat... années 60

2 Feb 2018

 

 

 

En 1957, sur les conseils de mon tonton curé de Ste Eulalie, je suis rentrée au pensionnat st Joseph du Cheylard, situé à une heure et demie de route de notre village.

Pendant l’été, j’avais dû coudre le numéro qui m’avait été attribué sur tous mes vêtements et sous-vêtements, y compris les « pattes à cul » dont je n’avais pas encore l’usage et auxquelles j’ai déjà fait allusion ici.

Quand vint le jour de la rentrée ma mère me fit revêtir mes plus beaux habits, une jupe écossaise qui avait été taillée dans la  robe à corselet qui était devenu trop juste. Ma sœur ainée Andrée, dites Dédée, avais appris à coudre au centre ménager rural de Tournon, elle avait cousu la jupe en ajoutant une basque prise dans le corselet afin d’obtenir la longueur adéquate. Pour le haut, je portais un chemisier blanc  brodé de papillons sur les manches ballons et l empiècement, et c’est Dédée aussi qui l’avait cousu.

Ma grande sœur entrait dans le même pensionnat, dans une section dénommée pompeusement par la mère supérieure qui l’avait créée, « Ecole des cadres », carrément ! Alors qu’ il s’agissait d’une école pour devenir modestement monitrice d’enseignement ménager rural. C’est que Mère Johanna n’était pas n’importe qui ; elle appartenait à une famille d’industriels à la tête d’une entreprise où travaillait un bon nombre de gens du Cheylard et des environs.

Quand vint le grand jour, toute la petite famille monta dans la 4CV, bien petite pour loger trois filles, et nous parcourûmes la route sinueuse nous emmenant vers notre nouvelle vie.

 

Les années passèrent ; nous ne rentrions chez nous qu’ aux vacances et j’y restais sept ans, car, après mon brevet élémentaire, mes parents, très encouragés par la charismatique Mère Johanna, me mirent moi aussi à « L’école des cadres » 

La même année, ma petite sœur Christiane, de 16 mois ma cadette entra au centre ménager dans la même école.

Nous les filles de l’école des cadres jouissions de plus de liberté que les autres élèves. Par exemple le dimanche nous partions sans surveillance  marcher dans les chemins alentours. Mais il ne faut pas croire que l’on pouvait contrevenir au règlement : deux élèves s’étaient retrouvées éjectées de l’école parce qu’un jour, fatiguées par leur marche, elles étaient rentrées au pensionnat en stop…

 

 

Quand arrivait mai et juin, les jours où repos et beau temps se conjuguaient, il nous étais permis de nous baigner dans la Dorne, fraîche rivière venue de la montagne. Nous étions pénardes car personne d’autre que nous n’avait idée de venir se baigner si tôt dans la saison ! 

 

Parfois, nous nous lancions dans un spectacle de danse, une monitrice, Marie Benoite, nous avait appris un menuet ; dans du tissus bon marché, de la doublure, nous avions confectionné des costumes du plus bel effet.  En ce temps-là les fonds de teint étaient très couvrants et, pour la représentation, nous nous en tartinâmes une couche épaisse, ce qui fit que nous nous sentîmes belles comme des vedettes ! Pas des stars, car à cette époque le mot star était réservé à celles qui tutoyaient les étoiles, comme Brigitte Bardot ,Liz Taylor ou Marylin !

Je ne garde pas un mauvais souvenir de mes années de pensionnat ; certes, nous devions obéir, mais nous n’étions pas non plus sous le régime de la schlague ! C’était presque le cas à la maison, ce qui forcément dispose à supporter la discipline d’un pensionnat.

 

 

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