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Les friandises

17 Jan 2018

 

 

L'accès aux friandises était très contrôlé à la maison et dans mon enfance, alors que dans le buffet de la cuisine se trouvaient deux sujets de tentation, la boite contenant les tablettes de chocolat et une bonbonnière, mais il était hors de question pour nous de nous servir sans demander la permission, et même en l'absence de la maman, nous respections cette consigne.

 

 

La bonbonnière ne contenait jamais des bonbons enveloppés dans du papier, mais des bonbons acidulés de toutes les couleurs ; mes préférés étaient les petits pois au goût anisé, encore plus vert que les vrais.

 

 

Notre goûter quotidien consistait en une barre de chocolat noir ordinaire accompagnant une tranche de pain et, parfois, la maman beurrait une tartine et râpait dessus le chocolat.

Deux fois par an, cet ordinaire se trouvait amélioré, au moment de Noël par quelques papillotes, nous étions heureuses d'ouvrir ces friandises enveloppées dans un joli papier bordé de franges, heureuses aussi de découvrir la blague glissée à l'intérieur.

 

Dans les paquets premier prix, les meilleures papillotes, les pralinées étaient rares ; j'espérais être favorisée par le sort et tomber sur l'objet de mon désir, mais hélas, souvent j'étais déçue de tomber sur une pâte de fruit ou une boule remplie d'une crème blanche que je n'appréciais pas beaucoup.

 

De temps en temps, il est arrivé qu'entre à la maison un paquet de papillotes pralinées, le luxe, aucune mauvaise surprise n'était à craindre, toutes les papillotes étaient délicieuses.

 

Quand serait venu le moment de découvrir les maigres cadeaux apportés par le petit Jésus et non par ce païen de Père Noël, en même temps qu’une orange et trois mandarines, on découvrirait aussi quelques papillotes.

 

 

Le jour de Pâques, nous avions droit à un œuf au chocolat à la saveur si extraordinaire que j'ai l'impression de ne plus jamais avoir mangé un aussi bon chocolat, on croquait et une crème à la saveur exquise fondait sur la langue. Bien sûr, nous n 'achetions pas ce chocolat dans une pâtisserie, car nous ne mettions jamais les pieds dans ce palais des délices, ces merveilleux œufs se vendaient exclusivement à la sortie de l'église.

 

Un jour la chance nous favorisa : devant la 4 CV tomba un carton plein de petits bonbons, donc de la marchandise vraiment tombée du camion et pas dans le sens où on l'entend aujourd’hui, ou cette expression est employée pour désigner de la marchandise frauduleuse… Ce carton était rempli de divers objets translucides plein de minuscules bonbons multicolores, je me souviens seulement que parmi ces objets il y avait de petits biberons.

 

Il ne fut pas question de mettre ce carton à notre disposition, la maman le rangea et ne nous en distribua le contenu qu'avec parcimonie, ce qui le fit durer fort longtemps.

 

Je n'ai donc jamais dégusté des friandises en fonction de ma seule envie dans mon enfance par le fait du rationnement maternel et, par la suite, de ma propension à prendre du poids au moindre écart.

 

Mais, ces contingences font que je m 'en porte plutôt mieux… Ce qui me console…

 

 

 

 

 

La bonbonnière sur le buffet

Nous offrait tant de tentations

Des bonbons tout acidulés

De nous servir pas question

Friandises multicolores

Données qu'en seule récompense

Il n'y avait pas pléthore

C'était ainsi dans notre enfance

 

 

De l’œuf de Pâques si merveilleux

A la saveur tellement exquise

Ne connus pas plus délicieux

Que cet œuf de marquise

Une fois l'an seulement

La triste barre en chocolat

Se transformait en œuf fondant

Pour une journée de gala

 

 

 

 

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