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Notre maison de l’Ardèche

8 Jan 2018

 

 

Elle fut construite à la fin du dix-huitième siècle, le papa du papa, comme nous disions, la laissa en héritage, quand il disparut en 1914. 

 

Mais nous ne sommes venus y habiter qu'au décès de « mémé » en 1952. 

 

 

 

 

La maison entourée d’un corps de ferme se trouvait au centre du village, face à l’église, je n’étais pas fière de cette bâtisse, construite, en pierres granitiques, j’aurais préféré habiter l’une de ces maisons neuves avec tout le confort à l’intérieur, que l’on commençait à construire.

 

Mais, cette maison présentait néanmoins l’avantage de posséder plein de coins pour jouer : le grenier à blé, un grenier à foin, au-dessus de l’écurie du cheval -que nous n’avions plus-, la grange, le hangar, et enfin, le grenier en haut de la maison où se trouvaient quelques reliques, dont le landau du papa, une malle où dormaient trois ou quatre vieilles robes de la maman, dont sa robe de mariée qui n’était même pas blanche.

 

 

 

On accédait à l’habitation par des marches de granit, du temps de Pépé et Mémé on entrait directement dans une grande pièce commune, agrémentée d’une cheminée. Pensant ajouter du confort, nos parents firent démolir la cheminée et monter deux galandages pour obtenir un évier fermé et un petit couloir, ils bazardèrent aussi la vieille table de ferme pour une table en formica.

 

Il y avait bien une salle à manger, mais, on ne s'en servait que pour les grandes occasions. Je trouvais cette pièce très luxueuse, avec son canapé en velours grenat assorti aux chaises, son buffet Henri II, très richement sculpté et aussi, au-dessus de la cheminée en marbre un grand miroir doré. Tout ce mobilier avait été acheté d’occasion, mais vraiment, à mes yeux il faisait beaucoup d'effet.

 

Pour moi, cela se gâtait dans les chambres, rien que des vieux meubles de Mémé, des lits hauts, des tables de nuit, de grosses armoires, la honte ! Une petite fille devait vivre dans une jolie chambre meublée en bois clair, avec un cosy ;  j’enviais les petites filles qui avaient la chance de dormir dans ce petit lit entouré de deux cotés par une niche où on pouvait ranger des livres et des objets de décoration.

 

L’hiver dans cette grande maison glacée, nous n'avions guère de confort, une seule pièce était chauffée, la cuisine, et, en prime, nous devions aller aux toilettes, dans l’autre cour, ce qui voulait dire assez loin, heureusement, en 1960, des toilettes furent installées à l’intérieur.

 

Sous la maison se trouvait une grande cave voûtée, où étaient rangés les tonneaux, c’est nous, les filles qui étions chargées d’aller tirer le vin, mais quand il faisait nuit, surtout quand j’avais lu une histoire qui faisait peur, il m’était pénible de descendre dans ce lieu faiblement éclairé.

 

On croirait vraiment que ce cadre de vie existait dans des temps immémoriaux, au Moyen-Age peut être, et non, c’était nous qui vivions ainsi dans les années 50-60. C'est sûr, certains vivaient dans de belles maisons, de beaux appartements, mais beaucoup d’autres ne vivaient avec pas plus de confort que nous et, puisque nous sommes encore là pour en témoigner, c'est que nous avons survécu ! 

 

 

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