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Mon enfance en Ardèche

 

 

 

Je suis née en novembre 1944 dans un village de

350 habitants, Peyraud, situé au nord de la vallée du

Rhône ardéchoise.

Le fleuve avait envahi la vallée et ce fut compliqué de

ramener ma mère et moi de la maternité d’Annonay.

Mon père faisait les trois huit à la gare de St Rambert

d’Albon, pour lui  la journée comptait double car il

cultivait aussi les lopins de terre reçus en héritage.

Mon père  était né en 1913 et n’a jamais connu son père,

mort en 1914, sa  mère s’était remariée et le jeune André

avait eu un frère, mieux traité que lui.

 

 

 

 

Ma mère, Maria  était née en 1914 à st André en Vivarais, dans un rude village du haut Vivarais, balayé l’hiver par la Burle, un vent glacé venu du nord.

La petite Maria, était l’ainée des filles d’une fratrie de huit enfants, à ce titre, elle s’occupait de ses petits frères et sœurs et gardait aussi les brebis à la belle saison, ce qui lui faisait manquer l’école qu’ elle a d’ailleurs quittée définitivement à 12 ans.

Par la suite, ma mère, comme ses deux sœurs Augustine et Angèle, avait été placée à la ville en tant que bonne à tout faire.

Une seule autre option s’offrait à ces filles de petits paysans catholiques, entrer au couvent, cette option n a tenté aucune des trois sœurs.

Par contre, deux des frères sont entrés au séminaire à Viviers, l’un devint curé de Ste Eulalie, à côté du mont Gerbier de joncs, et l’autre opta pour les Missions étrangères d’où il partit porter la bonne parole aux Chinois.

Deux autres frères entrèrent chez Rhône-Poulenc, dans la vallée, seul le plus jeune resta au pays.

 

Mes deux sœurs et moi allions à l’une des deux écoles du village, la libre bien sûr, la laïque, c’était pour les enfants de mécréants.

Quatre années et demies me séparaient de ma sœur aînée André dite Dédée et oui il y avait eu la guerre ! Donc mon père n’a pas connu le pire car, il était dans les chasseurs alpins à Modane.

Ma petite sœur Christiane naquit 16 mois après moi, ce qui fit que nous fumes élevées comme des jumelles.

Voilà mon cadre de vie, cette vie modeste, je ne vais pas la raconter de manière linéaire, c'était la vie ordinaire d'une petite paysanne ardéchoise dans les années cinquante. Sur ce blog, au fil des billets qui se succéderont, j’égrènerai quelques souvenirs. Et aussi quelques réflexions du quotidien.

Avec ma soeur aînée (à droite), à l'âge de  5 ans

May 9, 2019

April 25, 2019

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A Peyraud, mon village natal, la cascade

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